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Rentrée 2020 : LA SAGA DE GRIMR, création BD-Concert de l’Ensemble Drift à découvrir  : INTERVIEW 1/5

Interview des membres de l’Ensemble Drift réalisé par courriel pendant la période de confinement en avril 2020.
Les membres de l’Ensemble Drift :

Sol Hess : guitares, basse ; Jérôme D’Aviau : batterie, clavier, mélodica, glockenspiel ; Frédéric Cazaux : clavier, basse, harpe celtique, boîtes à musique et componiums, mélodica ; Benjamin Lacquement : régisseur vidéo
Quels furent vos premiers émois musicaux ? Un déclic en particulier ?

Sol : Ma mère était danseuse et chorégraphe contemporaine, et travaillait notamment avec des musiciens de free-jazz. C’est la première musique que j’ai entendu de ma vie. Un des collaborateurs principaux de ma mère, Paul Moss, me découpait d’énormes notes de musique en carton et me faisait courir avec dans le studio de danse en criant, pendant qu’il faisait hurler son saxophone. Ce fut mon initiation à la musique. J’ai ensuite fait du violon pendant quelques années. A huit ans, j’ai découvert Elvis Presley, un déclic très puissant. L’urgence frontale et clairement sexuée, le charme et la chaleur de la voix, et aussi… le jeu de jambes. J’ai essayé de jouer du violon en travaillant mon jeu de jambes, mais ça ne s’accordait pas très bien… Je crois que c’est là que j’ai décidé que je serais chanteur.
J’ai ensuite, comme tout le monde, eu beaucoup de déclics importants… Adolescent par exemple, Zappa et Beefheart, tout en continuant à écouter les Pixies, Bob Dylan et du métal… Et puis il y a eu Pulp, Jonathan Richman, Robert Wyatt, Talking Heads, Père Ubu… Aujourd’hui, je reviens beaucoup au spiritual free-jazz, Pharoah Sanders, Alice et John Coltrane, Sonny Sharrock, Albert Ayler… Je suis sensible à la transe, les sensations d’élévation, les contrastes de lumière, le clair-obsur… des choses qu’on peut retrouver à volonté dans le spiritual free, la musique contemporaine, l’afro, le métal extrême…

Fred : En primaire, j’ai commencé à prendre des cours de musique par amour ! Ne pouvant me contenter d’être avec mon amoureuse que dans la cour d’école, j’ai commencé, comme elle, à prendre des cours de piano et de solfège pour rester avec elle le mercredi ! J’y ai pris goût…
Il fallait alors acquérir un piano, coûteux, encombrant et très difficile à monter au 5 ème étage de notre résidence, mais indispensable pour continuer l’apprentissage de l’instrument…Pensant bien faire, ils eurent l’idée d’un piano numérique, et acquirent, par erreur bienvenue,un synthétiseur analogique : objet absolument fantastique pour le futur geek en devenir que j’étais , bien qu’absolument inadapté à l’apprentissage du piano. Ma relation à la musique avait son empreinte : je ne saurais jamais me conformer ni dans le jeu d’un instrument, ni dans un style. Aujourd’hui je joue de la musique de la même manière que je vis : j e cherche, j’invente et je bidouille
Jérôme : J’ai eu très tôt un rapport très intense avec la musique, avec les grands compositeurs classiques en particulier, mais le premier choc a été de découvrir Pink Floyd à 7 ans, ça a changé ma perception de ce que pouvait être la musique. J’avais déjà envie de jouer de tous les instruments d’un orchestre classique, je voulais maintenant en plus me mettre à ceux d’un groupe de rock. Le deuxième s’est fait vers 12 ans quand j’ai découvert la jumelle naturelle de la musique : la danse.

Benjamin : Spontanément Klaus Nomi et son second album. Bande son d’un âge d’or ! Jeune enfant, dans la voiture de mon père, je réclamais la « cassette rouge » en permanence.
J’adorais l’excentricité de ce personnage, sa voix incroyable et le spectaculaire, un peu kitsch, des guitares ou différents effets sonores.


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